« Je ne sais plus où j’en suis », « J’ai l’impression de m’éparpiller », « Je fais tout pour tout le monde, mais pour moi, je n’ai pas le temps ? », « Je culpabilise si je me mets en priorité »
Ces phrases, je les entends souvent, dans mon cabinet à Bouloc, en séances individuelles ou dans mes ateliers de groupe sur la gestion du stress. En ce mois de février, où la fatigue de l’hiver s’installe et où le rythme s’accélère, il est facile de perdre son centre. On devient comme une feuille emportée par le vent, réagissant aux attentes des autres sans plus écouter sa propre boussole.
Mais au fait, qu’est-ce que ça veut dire « être centrée » ? Est-ce que c’est votre cas en ce moment ?
Êtes-vous centrée ou avez-vous tendance à vous oublier ?
Répondez par oui ou par non :
Avez-vous du mal à identifier votre besoin prioritaire là, tout de suite ?
Vous sentez-vous souvent « éparpillée » mentalement, à penser à 10 choses à la fois ?
Est-ce que l’avis ou le jugement d’un proche peut gâcher votre journée ?
Dites-vous « oui » à une sollicitation alors que vous n’en avez ni l’envie ni l’énergie ?
Donnez-vous la priorité à votre entourage, vos collègues de travail et occupez-vous de vous seulement ensuite (s’il vous reste du temps et de l’énergie pour le faire !) ?
Si vous avez plus de deux « Oui », il est temps de vous offrir une pause pour revenir à votre centre. Voici 3 clés pour vous y aider.
Clé n°1 : Écouter ses besoins avec la « Météo Intérieure »
Se centrer, c’est d’abord prendre conscience de notre état. Souvent, nous sommes « hors de nous-mêmes », projetées dans le futur ou dans les problèmes des autres. Comme on regarde, le matin en se levant, la météo extérieure pour s’habiller en conséquence, on peut prendre un temps pour voir un peu si tout est au beau fixe et si le soleil brille en nous ou si nous avons besoin de quelque chose pour nous sentir mieux.
La technique : Prenez 2 minutes pour faire un état des lieux honnête.
Physiquement : Comment je me sens physiquement ? (en forme, décontractée, tendue, fatiguée, oppressée ?…)
Mentalement : Pensées plutôt positives ou négatives en ce moment ? Esprit apaisé ou ruminations ?
Émotionnellement : Enthousiaste, joyeuse, triste, irritée, stressée…?
Une fois le constat fait, posez-vous LES 2 QUESTIONS MAGIQUES :
« De quoi ai-je besoin là, maintenant ? ».
« Et quelle petite action (même minuscule) pourrait commencer à combler ce besoin ? »
Cadeau
: Pour vous accompagner, j’ai créé une vidéo pour pratiquer cette météo intérieure. Mettez un casque ou des oreillettes, cliquez sur le lien ci-dessous et prenez ce temps pour vous : https://drive.google.com/file/d/1fpmBthE77zkP9-oqXPZKSmm3FnDYxmj0/view?usp=drive_link
C’est un extrait de mes jeux de cartes pédagogiques « Au fil de soi ».
Clé n°2 : Se laisser moins impacter par le jugement ou les attentes des autres
Le regard ou les attentes des autres sont les premiers facteurs de « décentrage ». Pour ne plus être impactée, il faut solidifier son socle intérieur.
L’exercice de l’Axe d’Or : Debout ou assise, fermez les yeux et relaxez-vous avec quelques respirations ventrales ou un scan corporel. Visualisez ensuite un fil d’or qui traverse votre corps. Ce fil n’est pas vide, il puise sa force dans trois réservoirs :
Vos racines : Vos valeurs profondes (ce qui est vraiment important pour vous).
Votre cœur : Vos qualités (celles dont vous êtes fière, même les plus petites).
Vos mains et votre tête : Vos capacités (ce que vous savez faire, votre expérience).
Visualisez ce fil qui vous étire vers le haut. Face à une critique ou une attente, connectez-vous à cet axe. Vous êtes un être unique et remarquable, et ce socle est votre immunité intérieure.
Clé n°3 : L’art du « Non » conscient (Poser ses limites)
Savoir dire non aux autres, c’est souvent dire « Oui » à soi-même. Mais pourquoi est-ce si difficile ?
L’astuce de sophrologue : Quand on vous demande quelque chose, ne répondez pas tout de suite. Observez votre corps. Sentez-vous ce petit nœud au ventre ou cette gorge qui se serre ? C’est votre centre qui vous parle.
Avant de répondre par automatisme, posez-vous ces deux questions inspirées par l’approche de Lise Bourbeau :
« Si je dis non, quelle est ma peur réelle ? » (Est-ce la peur de déplaire ou de ne plus être aimée ?)
« En disant oui à l’autre, à quel besoin personnel suis-je en train de dire non ? »
Ce simple temps de pause permet de passer du « Oui » automatique au « Oui » choisi, ou au « Non » serein. Souvent, on réalise que la conséquence est bien moins grave que l’épuisement que provoquerait un « oui » forcé. Si besoin, visualisez-vous en train de décliner avec calme et bienveillance. Vous verrez, c’est un muscle qui s’entraîne !
EN CONCLUSION… Se centrer n’est pas un acte égoïste, c’est une nécessité pour pouvoir ensuite rayonner vers les autres sans s’épuiser. En revenant à votre corps et à vos besoins, vous reprenez les commandes de votre vie.
Envie d’aller plus loin ?
Si vous ressentez le besoin d’être guidée pour prendre du recul, sortir de vos comportements conditionnés et transformer durablement votre quotidien, je peux vous accompagner de différentes manières :
- en séances individuelles mêlant sophrologie, naturopathie et massage relaxant (pack de 5 séances gestion du stress)
- en groupe avec des ateliers ponctuels (regardez l’agenda des ateliers
) ou des ateliers hebdomadaires en présentiel (L’atelier Sophro-lâcher prise)
Et n’oubliez pas… le bien-être se cultive aussi
